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Seeremɓe. Lukha. Gimɗi. Tariika

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Alfâ Ibrâhîm Sow


Quand le Fuuta-Jalon devint Terre d'Islam

Balafon-Air Afrique. Mémoire de l'Afrique. 1976. p. 30-34

Jiwo mo jubaade
Jeune fille drapée d'indigo et coiffée du jubaade.
(Lire Jacqueline Delange, L'art des Fulɓe)

Au cours de la période historique qui s'étend du XIe au XVIIe siècle, un grand nombre de Fulɓe et de Manding musulmans, fuyant les calamités naturelles ainsi que les troubles et exactions dûs à des seigneurs de la guerre, s'étaient établis au Fuuta-Jalon dont les premiers habitants, des Jalonke cultivateurs et chasseurs, vivaient en bons termes avec des Fulɓe pasteurs nomades ou semi-sédentaires. Ces Jalonke et Fulɓe avaient un genre de vie simple, des structures socio-économiques archaïques et des croyances traditionnelles qui faisaient une large place à la nature, aux esprits visibles et invisibles, aux phénomènes atmosphériques.

Bataille de Talansan

Petit à petit, les conflits socio-économiques se multiplièrent et les différences culturelles et religieuses s'agrandirent au point de rendre impossible, désormais, la coexistence entre musulmans et non-musulmans. La première insurrection islamique eut donc lieu au bord de la rivière Talansan, non loin du Bâfing (fleuve Sénégal) vers 1715, sous la direction du cheikh Ibrahima Sambeegu, célèbre sous le nom de Karamoko-Alfa. Ce lettré Pullo appartenait à une grande famille maraboutique venue de Tichit (Mauritanie) depuis plus d'un siècle.

La révolution islamique et ses suites

La victoire de Talansan, remportée par des Fulɓe et Mande musulmans contre les Fulɓe non-musulmans des régions du sud-est, eut une répercussion considérable à travers le pays tout entier et aboutit, vers 1719, à Fugumba dans le Fuuta Central, à une réunion de représentants des régions et des principaux foyers islamiques du pays. Alors la révolution islamique s'organisa plus efficacement et se généralisa. Sa pression fut telle que certains conjurés musulmans remportèrent une victoire pacifique et négociée. D'autres, cependant, durent mener une lutte prolongée, souvent difficile et meurtrière. Vers 1725, une réunion générale des vainqueurs se tint dans le Haut-Fuuta, à Timbi-Tounni.

« C'était, écrit Paul Guebhard 1, un curieux mélange que cette assemblée, mélange de types de races si diverses, les unes issues du Nord, les autres du Sud ou de l'Est, descendants de chérifs marocains ou berbères, mandingues et peuls ».

Cette assemblée fit du Fuuta-Jalon, jusqu'alors sans unité politique,un pays de droit islamique doté d'une constitution écrite, d'une administration centrale et provinciale et de dirigeants élus. Après de laborieuses tractations, le cheikh Ibrahima Sambeegu (Karamoko-Alfa), représentant la région de Timbo dans le Bas-Fuuta, fut choisi comme chef suprême du nouvel Etat. C'était un érudit de grande piété, un ferme partisan de la conversion pacifique des non-musulmans, un magistrat intègre et très courtois qui jouissait d'une grande réputation de sainteté. Il fut ainsi le premier à porter le titre de « almaami ».

Qu'est-ce-qu'un almaami ?

Le choix de ce titre, que les souverains du Fuuta-Jalon furent les premiers et presque les seuls à porter en Afrique noire (avec leurs cousins du Fuuta sénégalais à partir de 1776) mérite qu'on s'y arrête.
L'almaami du Fuuta n'était point, contrairement à ce que certains ont osé écrire, le dirigeant de la prière ! En fait, la conception et la théorie du pouvoir alors retenues empruntaient aussi bien à l'éthique caliphale de la Shari'a (Islam sunnite) qu'à la doctrine de l'Imamat (Islam chiite). L'almaami du Fuuta, en effet, se proposait d'être, à l'origine, un imam messianique dont la mission, clairement exprimée, consiste à faire d'un pays « d'ignorance et de paganisme », pays « d'injustice et de maux », un « pays de droit et de tradition islamiques, de justice et d'équité » (conception chiite).
Caliphe sunnite, il se veut successeur du Prophète de l'Islam et serviteur du Droit islamique. Imam chiite, il est gardien et interprète suprême du Livre, c'est-à-dire du commandement divin, et leader de la communauté islamique tout entière, leader universel et incontestable.
L'assemblée de Timbi-Tounni organisa le pays en neuf provinces autonomes (diiwe, de l'arabe dîwan) ayant chacune ses particularités géographiques, ethniques et parfois religieuses. Chaque province était commandée par un « alfa » (érudit musulman, spécialiste du droit islamique) représentant de l'une des grandes familles politiques ayant dirigé l'insurrection provinciale. Toutefois, le chef de la province de Timbi porte le titre de cerno (tierno). »

Carte du Fuuta-Jalon

Ces neuf provinces autonomes, liées entre elles par l'Islam, promu religion d'Etat, forment la Fédération du Fuuta-Jalon dirigée par un almami toujours choisi dans la famille de Karamoko-Alfa, les Seydiyaaɓe dont la cité, Timbo, devient le lieu de résidence du souverain en exercice et de la capitale politique du pays.
Ainsi désigné, l'almami est consacré par un conseil fédéral, le Conseil des Anciens, encore appelé Grand Conseil ou Grand Collège (Teekun Mawɗo), formé par les chefs de provinces ou leurs représentants. Son couronnement se fait ensuite à Fugumba, territoire sacré et neutre, capitale religieuse du pays et siège du Grand Conseil. Pour s'y rendre, il doit obligatoirement suivre la route Timbo-Duɓɓel-ɓuriya (dont le chef lui fournit le turban et le sceptre) Pooredaka-Sankarela-Fugumba. Il fut décidé qu'à l'avenir ce privilège du couronnement de l'almami appartiendrait à l'alfa du Fugumba, de la famille oligarchique des Seeriyaaɓe, assisté de l'alfa du Labé (lignée des Khaliduyaaɓe).
La province, quant à elle, s'organise autour d'une grande mosquée où se font les prières en commun et sont annoncées, chaque vendredi, les décisions relatives à la vie politique, administrative, religieuse, militaire, etc… de la province et du pays.
Chaque province est divisée en paroisses (misiide, de l'arabe masjîd) établies autour d'une mosquée villageoise et commandés par un lettré musulman portant le titre de tierno, moodibbo, de l'arabe mu'addib ou karamoko, du maninka karan-mökö, lettré [T.S. Bah]. Les villages se subdivisent en hameaux, bourgades ou paroisses à peuplement en majorité libre ou servile. Le village est la cellule de base de l'organisation politique, le centre de la vie religieuse.

Un fardeau de lait frais

Dès cette époque, le chef du pays porta les titres suivants : alfa du Timbo, Prince des croyants, almaami, abbasside, du nom de la brillante dynastie des caliphes de Bagdad dont l'Etat islamique, pour la première fois ans l'histoire, n'était pas exclusivement arabe.
En couronnant l'almaami, l'alfa du Fugumba prononçait les phrases rituelles suivantes :

« Par la Volonté de Dieu le Tout-Puissant, l'Unique dont Muhammad est le Prophète, nous te nommons et investissons almaami du Fuuta-Dialo composé des provinces de […] Moi-même et ma famille, ainsi que tout le pays avec sa population, ses êtres et ses choses, ses bois et ses montagnes, et jusqu'à l'herbe et à la poussière, sommes placés sous ton commandement légitime ».

A cette déclaration solennelle, l'alfa du Labé répondait :
— Ainsi soit-il !
Et tous les participants disaient :
— Amin !
Ensuite se déroulait la cérémonie solennelle du couronnement.
Après la prière du soir, à la mosquée de Fugumba, le tabalde (tambour officiel et de guerre) retentit. Tous les grands dignitaires se réunissent. On met les turbans dans une calebasse et on les présente aux grands dignitaires en disant :
— Voici les turbans.
On étend alors une peau de prières sur laquelle l'almami s'assied, face à l'est. Le Grand Conseil le couronne en premier du turban de la province de Timbo. Les autres provinces viennent ensuite et se succèdent jusqu'au bout. On l'interpelle alors de la façon suivante :
— Eh bien, parlez, almami !
Il répond :
— Je loue Dieu, je remercie Dieu. C'est le patrimoine de nos ancêtres que vous m'attribuez. A mon tour, je restitue à chacun son patrimoine. Que chacun veille sur son foyer comme le berger veille sur son troupeau. Que chacun garde son enclos, son parc, sa bergerie. Quiconque viole votre enclos, saisissez-le et amenez-le jusqu'à moi afin qu'il soit jugé selon le Livre. De la communauté islamique, que tous les membres soient patients. Si tous ne peuvent l'être, que les sujets, eux le soient.
On demande alors qu'on lui réponde ; tout le monde s'en remet au doyen du Grand Conseil qui s'exprime dans ces termes :
— Nous venons d'avoir un successeur des almamis. Nous lui confions la religion. Nous lui confions les pauvres. Nous lui confions les voyageurs. Qu'il ne tolère point qu'un voyageur soit spolié. Nous lui confions les vieilles gens. Qu'il ne tolère point qu'un être soit opprimé. Tout opprimé trouvera en lui un justicier. Qu'il garde la religion divine selon le Livre. Qu'il rende justice à la juste cause. Le Fuuta, sur sa tête, est un fardeau de lait frais. Un fardeau de lait frais est difficile à porter sur la tête. S'il l'agite, le lait se répand.

Le cérémonial se poursuit : on renouvelle le toit de la mosquée. On raccompagne l'almami, et on l'installe. Il est soumis à une retraite de 7 jours et chaque matin on lui retire un turban. Là commence une partie secrète du couronnement au cours de laquelle il est initié et préparé, de façon occulte, au pouvoir. Traditionnellement, le nouvel almami devait conduire ensuite une expédition pour convertir les infidèles.
Dans son Voyage sur la Côte et dans l'Intérieur de l'Afrique occidentale 2, Hyacinte Hecquard, qui assista au sacre de l'almami Ibrahima Daara à Fugumba, écrit :

« Cette solennité avait quelque chose de véritablement imposant par le recueillement et la gravité de cette masse de peuple, qui semblait profondément convaincue et bien décidée à mourir pour soutenir la cause du prince qu'elle venait de consacrer ».

Conseiller et arbitre, le Grand Conseil voulut, dès sa création, superviser l'action de l'almami. Il se réunissait, en effet, chaque fois que les intérêts politiques et religieux du pays le nécessitaient, car les décisions relative à la paix et à la guerre relevaient de sa seule autorité. Aussi l'almami dut-il lutter, avec beaucoup de finesse et de clairvoyance, pour consolider son pouvoir contre les grandes familles politiques et les féodaux tantôt ligués, tantôt isolés face à lui.
Vers 1760, Karamoko-Alfa, malade fut remplacé par son cousin Ibrahima Yero-Paate, remarquable chef de guerre qui devint célèbre sous le nom de almaami Ibrahima-Sori Mawɗo (le Grand). Les périls extérieurs écartés, le Grand Conseil, le trouvant trop riche et puissant, le déposa en 1778 et le remplaça par son neveu Saalihu, fils de Karamoko-Alfa, qui n'avait que quinze ans !
L'anarchie et les périls extérieurs furent toutefois tels que l'assemblée des grandes familles politiques se vit obligée de rappeler l'almami Ibrahima-Sori Mawɗo au pouvoir vers 1780. Sa mort, survenue aux environs de 1790, ouvrit une période de contestation dynastique et de rivalité personnelle entre son fils Saadu, qui se fit couronner roi à sa place, et l'ancien almaami Saalihu. La famille régnante et les grands feudataires du pays se divisèrent donc en deux partis rivaux : le soriyaa (qui ne reconnaissent comme almamis légitimes que les descendant de l'almaami Ibrahima Sori Mawɗo) et les alfaaya (qui appuient les revendications des seuls descendants de Karamoko-Alfa).
En 1795, l'almami Saadu fut assassiné à Timbo à l'instigation de l'ancien almami Saalihu, mais celui-ci, saisi de remords, renonça au pouvoir. Après plus d'une année d'interrègne, l'alfayaa Buubakar-Dikkuru prit le commandement. A sa mort, un autre alfaaya Abdullaahi-Baademba, régna pendant huit ans. A propos de la mort de ce dernier on rapporte cette anecdote.

« Un certain jour à Koyin, dans le Haut-Fuuta, un épervier s'abattit sur la couvée d'une mère-poule, s'empara d'un poussin et remonta dans les airs. Parmi les témoins de la scène, il y avait un vieux marabout. Il déclara aux autres que quelque chose était certainement arrivé à l'almaami Abdullaahi-Baademba car une telle injustice ne pouvait pas s'accomplir sous son règne. Quelques jours passèrent et on annonça que Abdullaahi-Baademba, victime d'un complot, avait été tué à Ketigiya.

Au cours de son règne cet almaami s'était finalement entendu avec son concurrent soriyaa, Abdul-Ɠaadiri, sur le principe d'un règne alternatif tous les deux ans. Désormais, les grandes familles politiques et les grands feudataires se regroupent autour des deux partis soriyaa et alfaaya, dont les dirigeants alternent régulièrement au pouvoir selon une périodicité de deux à trois ans.
Certains almaamis respectèrent scrupuleusement cet accord qui, à l'origine, ne plaisait pas au Grand Conseil. D'autres, pour accéder au pouvoir ou pour s'y maintenir, durent se battre, parfois à mort, contre leur concurrent. Petit à petit, le Grand Conseil se recruta dans l'entourage direct de l'almaami, mais contestant son autorité, il lui suscita des difficultés. En effet, les grandes familles cherchaient avant tout à agrandir leur province et à préserver leur indépendance.

Les difficultés de l'intendance

Tous les almaamis connurent la même préoccupation : subvenir aux besoins de leur entourage. En effet, en plus de ses conseillers politiques qui formaient le corps de ses ministres, chaque almaami entretenait, autour de lui, toute une cour de conseillers personnels, de familiers et de domestiques qui constituaient son entourage immédiat : le boucher qui veillait en même temps sur l'almaami lorsqu'il était malade, le gardien du tabalde, le porte-étendard, le gardien de la mosquée et chef du protocole funéraire, les pages, le gardien des greniers, le détenteur de la bouilloire et de la peau de prières, les messagers, les sofas ou soldats personnels du souverain, etc… L'almaami les nourrissait, les habillait, les mariait et s'occupait d'eux à tous les points de vue.

Almaami Ahmadu
Almaami Ahmadu. 1870 — 1896

Aussi, l'entretien du souverain, de sa nombreuse suite, de ses serviteurs, de ses hôtes, de sa garde voire de son armée personnelles coûtait-t-il fort cher. Or l'almaami n'avait, pour y faire face, que ses biens familiaux, le produit des cadeaux que le pays lui faisait, et les impôts sur les successions et les moissons car il n'y avait pas de Trésor public ! [Erratum. Le trésor public existait en fait et était alimenté par l'impôt du baytul-maali ou baytal-maali. Voir Thierno Diallo. Institutions politiquesNote 1 & Note 2 — T.S. Bah]
Les almaamis, dans leur « résidence de sommeil » 3, passaient une bonne partie de leurs deux années de retraite à cultiver et à engranger. Nombre d'entre eux perdirent des partisans tout simplement parce qu'ils ne purent les nourrir. Si certains almaamis étaient riches, d'autres, à la veille de leur élection, se trouvaient ruinés. La tradition rapporte qu'il ne restait qu'un seul captif au soriyaa Ibrahima Doŋol-Feela, quand il accéda au pouvoir.
Progressivement, le pouvoir central s'enlisa et le pouvoir provincial s'établit dans l'arbitraire, la désunion et l'instabilité. Le pays se désintéressa complètement de la marche générale des affaires. Avec le temps, les almaamis eurent moins de rayonnement personnel et religieux cependant que dans les provinces, la simplicité et l'austérité des fondateurs de la communauté islamique firent place à l'aisance, celle-ci entraînant des corvées, des cadeaux, des vexations multiples et un système fiscal de plus en plus subtil, illégal et oppressif : aumône sur le dîner, aumône sur les vaches, etc…
Cet état de choses allait plonger le Fuuta dans des luttes intestines et l'anarchie. Ainsi, au cours du XIXe siècle, après plus d'un siècle d'expérience politique et religieuse communautaire, les institutions s'essouflent et les individus s'épuisent en querelles de portée secondaire, entre les deux partis soriyaa et alfaaya.
Abus de pouvoir, assassinats politiques se multiplient au moment même où l'islam devient plus populaire, où ses principes, enseignés en langue pular, se diffusent largement et pénètrent en masse au sein des populations.

Réformes, révoltes et dissidences

Le décalage entre les promesses généreuses des fondateurs de la communauté islamique égalitaire et fraternelle et la réalité vécue mécontente les réformateurs musulmans qui traitent les almaamis et leurs partisans d'« hypocrites ». Les nouvelles conditions socioéconomiques créent des contradictions et suscitent des mécontentements d'un type plus moderne.
Des guerriers et des lettrés, qui se disent plus orthodoxes et plus fidèles à la communauté islamique du Prophète et des premières générations d'almaamis, en profitent pour prendre la tête de nouveaux soulèvements.

Timbo au 19e siecle
Timbo au XIXe siècle.

En 1849, le lettré Muhammadu-Juhe de Lâminiyâ fonda un parti de Frères musulmans, les Hubbu, et prit la tête d'un soulèvement de bergers et de cultivateurs. Une colonne de Hubbu envahit Timbo : les almaamis Oumar et Ibrahima Daara prirent la fuite et se réfugièrent respectivement dans les provinces de Koyin et de Keebali. Se battant même pendant la nuit et recourant à la guerre de guérilla, les Hubbu défirent les armées des deux almaamis, tuant même, en 1864, l'almaami Ibrahima Daara à Badon. Bokeeto, leur capitale politique, ne se rendra qu'en 1875, à la suite d'un siège de treize mois, conduit par les armées de Sâmori Touré sous le commandement successif des généraux Kémoko Bilâli et Lakanfali Camara. En 1856, le berger Iliyaasou dirige une révolte paysanne dans le Timbi-Tunni, puis au Kinsi dans le Haut-Fuuta. Il sera défait et décapité…
Il se forme ainsi, sur les marches du Fuuta, des états fulɓe dissidents, ou en tous cas indépendants, des provinces voisines et du pouvoir central de Timbo. Nombre de petits Fulɓe opprimés et mécontents émigrent et se joignent à ces soulèvements de vachers, de paysans et de lettrés.
C'est dans ce contexte de crise morale et politique et de conflits socioéconomiques que la France allait, en novembre 1896, conquérir le Fuuta-Jalon.

Les Almaamis du Fuuta-Jalon

Almaamis Alfayaa (Nuuhusiiɓe)

Almaamis Soriyaa (Maalikisiiɓe)

Ibrahima Sambeegu. Karamoko Alfa Sori Yero Paate. Ibrahima Sori Mawɗo
Saalihu Saadu
Buubakar Dikkuru Abdul-Ɠaadiri
Abdulaahi-Baademba Yaya
Buubakar Zikru Umaru
Ibrahima Sori Daara Ibrahima Doŋol Feela
Ahmadu Bokar Biro
Umaru-Baademba* Ibrahima Sori Yilili*
Ibrahima Sori Maama* Aalimu ‘Portooɓe’*
Ibrahima Sori Daara II*, père de Modi Oury, parrain de Yacine Diallo (1946-1954) et de Barry III (1954-1958) Bubakar-Biro Daabola*
Aaɠibu*, père de Barry Diawadou
*Almaamis non-souverains, sous obédience française après 1896. En 1908, la France exila de Timbo les deux branches dynastiques Alfaya et Soriya, qui furent assignées à résidence respectivement à Mamou et Dabola. [T.S. Bah]

Notes
1. Renseignements coloniaux et Bulletin du Comité de l'Afrique française. n° 3, 1909, p. 51).
2. Benard et Cie, Paris, 1855, p. 264.
3. Village de résidence de l'almaami quand il n'est pas en fonction.